
Le blog de votre Députée
C'est notre Président qui vient de dire : "Nous avons construit
une religion du chiffre. Nous nous y sommes enfermés. Nous commençons à percevoir l'énormité des conséquences de cet enfermement". Mais c'est aussi lui qui ne cessa de proclamer qu'il
fallait désormais :
- Se lever plus tôt pour travailler plus et gagner plus.
- Se passer de police de proximité pour la mettre au rendement (avec prime) des contrôles d'identité, des petites délis, des arrestations de prostituées... et faire de même avec des agents
estimés au nombre de P.V. mis sur nos voitures ou de leur enlèvement sans le moindre discernement. Qu'il y ait des travaux de voirie ou pas.
- Faire le maximum de reconductions à la frontière.
- Noter les ministres comme des écoliers et les parlementairesà l'obéissance.
- Augmenter le nombre d'élèves par classe et réduire celui des professeurs.
- Noter et récompenser les hôpitaux en fonction de leurs économies par lit.
- Noter les chercheurs sur le temps passé "à publier" plutôt qu'à chercher.
-supprimer des fonctionnaires pour que ça fonctionne mieux. Bref : privatiser pour faire l'économie du service public.
- Laisser la production produire en laissant faire le marché.
Bilan : Il n'y a jamais eu autant de suicides au travail ; les tensions entre jeunes et policiers augmentent ainsi que le taux de violence sur les
personnes ; le gouvernement chasse ou intègre qui lui plait tandis que des patrons emploient des clandestins au rabais ; le chacun pour soi et la compétition pour tous priment sur les ressources
humaines et le lien social ; l'éducation se privatise ; l'économie et l'écologie sont les nouveaux credo, mais l'Elysée mobilise des nuées d'agents et des quantités de pots d'échappement chaque
fois que son président se déplace ; la taxe carbone chasse la taxe professionnelle et les privilégiés du "bouclier fiscal" continuent de faire fortune...
En Bretagne, les terres regorgent de pesticides qui polluent les rivières jusqu'à la mer. Déséspérés, des éleveurs déversent leur lait sur le sol, faute d'obtenir son juste prix. Des usines
ferment pratiquant l'ouvrier jetable. Et, levés tôt ou tard, toujours plus de chômeurs cherchent un travail...
Conclusion : A chacun d'apprécier la performance d'un président qui ne cesse de passer une partie de son temps à revenir sur ses erreurs qui ne
sont des vérités que quand il l'a décidé. Ce président qui fait semblant d'être supris par la "crise", mais qui, naguère, pour se faire élire, nous vanta les mérites de l'enrichissement par le
crédit, le capitalisme de Bush, pour s'en faire aujourd'hui le premier réformateur et moralisateur...
