
Le blog de votre Députée
Je me suis rendue, ce samedi, à la deuxième journée de consultation sur la démocratie locale, organisée par la mairie du 20ème arrondissement. L'objectif de ces journées était de débattre avec les habitants, d'écouter leurs doléances et leurs propositions pour améliorer la démocratie participative dans nos quartiers. Il était dès lors naturel pour la députée de l'arrondissement de s'y rendre.
La journée, animée par Julien Bargeton, premier adjoint à la Maire du 20ème, et Danièle Simonnet, Conseillère de Paris, devait éclaircir certains points pour renforcer l'efficacité des organes de démocratie locale, des Conseils de quartier notamment.
Il s'agissait notamment de trouver les moyens d'accroître la participation des habitants à cette forme de démocratie. Sur la centaine de personnes présentes, une vingtaine ont pris la parole ; Sans retranscrire intégralement leurs propos, les traits saillants de leurs interventions peuvent être dégagés. D'abord, les inquiétudes: Les Conseils de quartier sont composés essentiellement de personnes âgées et on déplore le désintérêt des jeunes. En dehors des assistants de tel ou tel élu, seul Amar, membre du Conseil de la jeunesse du 20ème, était présent ; il a ainsi déploré sa solitude.
Certains considèrent que, parfois, ces Conseils de quartier sont envisagés par les élus comme des chambres d'enregistrements, des sas de légitimation pour projets déjà bien ficelés à la Mairie. Un représentant d'une Amicale de locataires » a ainsi dénoncé la politisation de ces Conseils, tout en se plaignant de l'absence des élus en leur sein. A l'inverse, d'autres se félicitaient de la forte présence de militants. Une autre habitante, membre active du Conseil du quartier Télégraphe/Pelleport remarquait un « microcosme » des Conseils de quartiers, où le cercle de ceux au courant des règles, déjà politisés et sensibilisés à l'intérêt général, peinait à s'élargir. Enfin, la question des découpages était soulevée par Michel, du Quartier Gambetta, qui dénonçait un découpage parfois absurde, au regard des étendues couvertes par son Conseil, dont la zone de compétence s'étend presque de la porte de Montreuil à celle des Lilas.
Les propositions étaient toutefois aussi nombreuses que les sujets d'inquiétude ; cela témoignant d'ailleurs de l'utilité d'une telle journée. D'abord, pour accroître la notoriété de ces Conseils, il est suggéré que les offices HLM annoncent, dans les hall d'entrée, leur tenue. De même, un habitant du quartier Saint Blaise, constatant que les gens ne voient pas immédiatement les suites de leur présence dans ces instances de démocratie locale, proposait la création de Commissions spécifiques. Les habitants y traiteraient de la rénovation de la voirie dans le quartier, ou bien de l'aménagement d'un espace vert, en concertation avec des urbanistes et des paysagistes. Enfin, la question de la formation des conseillers de quartier est revenue plusieurs fois, comme une solution à même d'améliorer le fonctionnement et donc l'attractivité des Conseils de quartier.
J'ai souligné une impression de morosité, car les attentes ne sont pas pleinement remplies car les instances de démocratie participative sont prises en tenaille entre les élus et les associations, et parce que les découpages des quartiers semblent approximatifs. Si les habitants actifs ont tendance - à raison - à être très exigeants, le bilan n'en n'est pas pour autant négatif. Les bénévoles sont nombreux parmi eux, qui investissent beaucoup de temps pour améliorer la vie dans le quartier tout en respectant l'intérêt général Il faut certes améliorer la représentativité de ces instances, renforcer leur notoriété, pour accroître l'implication des jeunes. Mais ils jouent un rôle renforcer la notoriété indispensable au vivre ensemble dans notre arrondissement, et il faut à ce titre les en remercier..
