Agenda

 
 

 

 

Annuaire politique

En images

Immigration & co-développement

Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 10:44
- Publié dans : Immigration & co-développement
Interview de Christian Connan, ambassadeur de France en Haïti, par Max Pierre Fanfan, lors des Assises de la coopération franco-haïtienne



Qu'attendez-vous de ces ateliers préparatoires des Assises de la coopération franco-haïtienne?


Qu'ils favorisent la décentralisation. La coopération décentralisée est essentielle pour Haïti. Elle libère les initiatives. C'est un partenariat de collectivité à collectivité.


Quel bilan tirez-vous des rapports bilatéraux entre la France et Haïti?


Les  relations franco-haïtiennes sont dans une période faste depuis deux ans. Nous avons reçu en Haïti cinq visites de ministres français dont celles de Michel Barnier le ministre français de l'agriculture, le 7 février 2009; du Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet. Financièrement, la coopération est passée de 12 millions d'euros en 2005 à  plus de  25 millions  d'euros aujourd'hui.


Quels sont les axes prioritaires de cette coopération?


Trois axes sont donc prioritaires : la restauration de l'Etat, l'éducation, l'infrastructure. Trente communes haïtiennes bénéficient déjà de cette coopération.


L'insécurité dans l'île entrave-t-elle l'essor économique?


L'insécurité a diminué, le nombre d'enlèvements est de nouveau en baisse. Des sociétés s' installent dans le pays, ce qui est une marque de confiance et de relance de l'investissement. Par bailleurs, la stabilité politique encourage l'essor économique.


Le mandat de la Minustah sera-t-il prolongé?


La mission des Nations-Unis pour la stabilisation d'Haïti (Minustah) a pour mandat de stabiliser le pays, de rétablir un climat de sécurité et d'appuyer les institutions. Son mandat se prolongera au moins jusqu'aux prochaines  élections présidentielles.



La justice remplit-elle son rôle en Haïti?


Faute de moyens, il reste encore des carences. La mutation de la justice, de l'instruction au système carcéral reste encore en construction, malgré quelques nominations symboliques de magistrats.



On connaît l'influence de la diaspora haïtienne dans le monde, son apport financier en direction d'Haïti est-il toujours conséquent?


Cet apport est nécessaire au pays, cependant, on constate une baisse des transferts de fonds ce qui aggrave la misère et la crise alimentaire. En 2008, les Haïtiens ont envoyé 1,4 millions d'euros à leurs familles.


Comment s'est déroulée la conférence internationale des donateurs à Washington?


 Pas de chiffre... en tout cas, mieux que prévu à cause de  la crise financière mondiale


L'agriculture n'est-t-elle pas sacrifiée ? Ne souffre-t-elle pas de la baisse considérable des droits de douane?


Haïti a, en effet, pratiquement supprimé ses barrières douanières. Elles sont passées de 50% à près de 5%. Les rares productions locales sont exposées à la concurrence internationale. Les riziculteurs de l'Arbonite sont exposés au riz américain subventionné.
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés